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A la station de l'Institut de l'élevage
[EN IMAGES] Cirveau : de l'innovation et de la recherche sur le veau

Le Cirveau, nouveau centre d'innovation et de recherche sur le veau, basé à Mauron (Morbihan) va ouvrir ses portes le 22 mars. En décembre dernier, Baptiste Leclerc, président de la section viande bovine de la FDSEA de la Manche, s'était déplacé sur les lieux dans le cadre d'une section veau du grand ouest de la FNB.

"Le Rheu, c'est fini !", confie Christophe Martineau, responsable de la station veau de boucherie. Effectivement, des nouveaux locaux ont été construits à une cinquantaine de km, sur un site situé à Mauron (Morbihan), un lieu qui appartenait à la Chambre d'agriculture, et qui abrite d'ores et déjà le Cirvif dédié aux bovins adultes. Ce site, désormais propriété de l'Institut de l'élevage, étendu sur 3 ha, permet de réaliser des études portant sur la valorisation des veaux issus du troupeau laitiers au travers du Cirveau. "Avoir les deux expérimentations (veaux et bovins adultes) sur un même lieu, distancé seulement de quelques hectomètres est unique en France, voire en Europe", note Christophe Martineau.

Sensibiliser les jeunes

La réflexion remonte à 2018. Le site de Le Rheu arrivait en bout de cycle. Rien de plus normal pour des installations qui ont 50 ans de carrière. Les derniers lots de veaux ont quitté les locaux en septembre 2023. Différents matériels ont transité de Le Rheu à Mauron dans un souci d'optimisation. Le nouveau site morbihannais, d'une capacité de 480 places, abrite quatre bâtiments de production et un bâtiment d'accueil. "Nous avons aménagé une salle showroom équipée à l'étage d'une vue panoramique sur deux salles de 96 veaux et la zone de préparation des aliments à destination des partenaires et des étudiants. Le vote boucherie n'est pas abordé dans les cursus scolaires. Et c'est de notre rôle, de former et de sensibiliser les jeunes", précise Christophe Martineau.

Lire aussi : Porte ouverte du Cirveau le 22 mars  

Quatre bâtiments de production

Sur les quatre bâtiments de production, chacun a une particularité. Le Digi'bat regroupe deux salles identiques, sauf au niveau de la ventilation. "Nous avons des capteurs pour mesurer l'ambiance du bâtiment. Notre mission est bien de restituer la vérité à partir d'essais ", note-t-il. Le deuxième bâtiment de 144 places appelé Indi'bat est plutôt destiné à de la mesure individuelle, avec des veaux sur caillebotis et avec courette extérieure. Le troisième bâtiment ouvert, appelé Open'bat, compte 96 places, sur sol modulable avec une alimentation au seau ou par distributeurs automatiques avec courette et parcours extérieur. Et le dernier emplacement accueille quatre igloos de 10 places chacun. 

Lire aussi : Elodie Leclerc, agricultrice à Le Mesnilbus : un métier physique mais possible pour une femme

2,6 millions d'euros de budget

Les premiers veaux sont arrivés en novembre dernier. Et les bâtiments se sont rempli un fil des mois. La porte ouverte de vendredi prochain permettra aux professionnels des filières veau et aux enseignants, de prendre la mesure des lieux. Les notions d'énergie, de ventilation, de traitement des eaux de toiture, des lisiers seront abordés lors de visites guidées. Au total, ces nouveaux locaux et en nécessité 2,6 millions d'euros, financé en partie par le plan de relance pour 1 million d'euros, avec une participation de la région Bretagne. "Toutes les expérimentations qui y sont conduites permettront de fournir des références technico-économiques dans plusieurs domaines de recherche, au service de la filière, et en toute transparence", conclut le responsable du site. 

Pratique. Porte ouverte le 22 mars de 10 h à 16 h. Contact : Emmanuelle Pambouc, 
cirveau@idele.fr

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