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Politique à la Fête de la pomme 2024
Hervé Morin et le futur ministre de l'Agriculture : "Si je m'appelais Michel Barnier"

Hervé Morin a fait sa rentrée politique ce samedi à Epreville-en-Lieuvin, dans l'Eure, dans le cadre de la Fête de la Pomme 2024. Quelques jours après la désignation du Premier ministre et avant la nomination du futur gouvernement, il s'est prêté au jeu de politique-fiction : "Si je m'appelais Michel Barnier, qu'est-ce que j'essaierai de faire ?"

Hervé Morin : "Je suis content d'avoir un homme d'expérience à la tête du pays. Il faut avoir suffisamment d'expérience pour devenir Premier ministre d'un pays aussi compliqué que la France".
Hervé Morin : "Je suis content d'avoir un homme d'expérience à la tête du pays. Il faut avoir suffisamment d'expérience pour devenir Premier ministre d'un pays aussi compliqué que la France".
© TG

"On a une chance incroyable d'avoir Sébastien Windsor à la tête de l'agriculture normande et de l'agriculture française. C'est lui qui devrait être nommé ministre de l'Agriculture". Dans son discours de clôture de la Fête de la Pomme 2024 qui marque la rentrée politique de la majorité régionale, Hervé Morin s'est montré suggestif.

Le problème, avec le président de Région, est que l'on ne sait pas toujours s'il s'agit de premier ou de second degré. Qu'importe, cette petite phrase, certes lancée avec un petit rictus aux lèvres, n'est peut-être pas aussi anodin qu'il n'y paraît. Elle fait même sens dans le contexte politique actuel.

Lire aussi : Stéphane Travert, président des Affaires économiques

La réunification de la Normandie : "ça a été notre plus grande chance. Il y a des cultures différentes mais il n'empêche, on arrive à bâtir ce collectif, s'est félicité le président de Région. © TG

Sébastien Windsor ministrable ?

En effet, des équilibres politiques de la prochaine équipe gouvernementale dépendra sa longévité. Au cœur de ce dosage et savante alchimie, des représentants de la société civile ou (et) des corps intermédiaires pourraient y jouer un rôle rassurant. C'est d'autant plus vrai pour le secteur de l'agriculture après le mouvement "on marche sur la tête" soutenu par une large majorité des Français.

Sébastien Windsor : "nous sommes tous d'accord pour ne pas faire de l'agrivoltaïsme en lieu et place de la production agricole". © TG

Par le passé, Michel Debatisse (président de la FNSEA de 1971 à 1978) a occupé la fonction de secrétaire d'État aux industries agricoles et agroalimentaires (de 1979 à 1981). Son successeur à la présidence de la FNSEA (de 1979 à 1986), François Guillaume, a été ministre de l'Agriculture de 1986 à 1988. Sébastien Windsor est moins marqué syndicalement et président des Chambres d'agriculture, un double avantage. Une idée enfin que pourrait souffler Michel Dantin, un proche et ancien conseiller technique de Michel Barnier quand il était ministre de l'Agriculture. Michel Dantin est un ancien de JA et FDSEA Savoie.

Sébastien Windsor n'a pas commenté la petite phrase du président Morin, mais a rassuré son auditoire sur les dossiers de la méthanisation et surtout l'agrivoltaïsme. "Nous sommes tous d'accord pour ne pas faire de l'agrivoltaïsme en lieu et place de la production agricole. Il ne faut pas jouer aux apprentis sorciers". Il a également évoqué la conjoncture avec un monde de l'élevage inquiet de la situation sanitaire et celui des céréales déçu par le cru 2024. "La plus mauvaise année de ma carrière : de - 20 à - 30 % en volume en France et en Normandie".

Lire aussi : Hervé Morin veut régionaliser l'accès à l'agrivoltaïsme

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