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Un an après la tempête 2023
A la Cidrerie Claids, la tempête Ciaran va laisser des traces pendant 10 ans

Un an après la tempête Ciaran qui a frappé la Cidrerie Claids dans la nuit du 1er au 2 novembre 2023, une partie des pommiers a été replantée. Mais cette tempête va laisser des traces pendant plusieurs années le temps que ces nouveaux pommiers arrivent en pleine production. Retour sur cette période avec le producteur, Alain Dauget.

La date du 2 novembre 2023 reste gravée à la Cidrerie Claids de Saint-Patrice-de-Claids. Et pour cause, la tempête Ciaran avait mis à terre plus un nombre important de pommiers C'était une vraie désolation pour les deux associés, Alain Dauget et Clément Leplatois. " Quand je suis sorti, j'avais les larmes aux yeux ", se désolait Alain Dauget. Certes, les premières récoltes étaient faites. Mais il restait le 3e passage de ramassage. Cela représente 25 tonnes de pommes, " et un quart de production ", précise-t-il. 

Une tempête douloureuse

Un an plus tard, les souvenirs sont toujours présents. " Il y a eu une tempête en octobre 1987 qui avait causé des dégâts dans le secteur ", se rappelle le producteur. Mais cette tempête de 2023 reste douloureuse. " On a replanté plus de 50 pommiers sur les 100 tombés. Des pommiers qui étaient en pleine production, des pommiers de 25 ans ", indique-t-il. Et s'il n'a pas tout replanté encore, c'est avant tout parce qu'il n'a pas trouvé les variétés qu'il faut pour faire du Cidre Cotentin, une appellation dans laquelle il est engagé depuis plusieurs années. " On en a redressé, on a remis des tuteurs. C'est plus de 16 jours de travail ", avance-t-il.

Lire aussi : 80 pommiers à terre dans la Manche après la tempête 

Impacté pendant 10 ans

Si 20 % des pommiers adultes ont été mis à terre, il y a aussi 50 % des jeunes pommiers, qui pour certains ont été redressés. Quelques mois plus tard, il constate de nouvelles pertes parce que certains pieds n'ont pas eu assez de force pour repartir. Alain Dauget n'est pas du genre défaitiste. " On se relève mais on va en être impacté pendant les dix prochaines années. La récolte de pommes ne va être aussi importante. Il faut laisser du temps aux nouveaux plants de produire ", explique le producteur, qui habituellement transformait 110 tonnes de pommes par an.

70 % d'impôts

La Cidrerie Claids a bénéficié des aides notamment la calamité agricole venant en aide pour replanter. Il pourrait s'en réjouir sauf qu'en sortant de chez son comptable, il voit qu'il va être imposé. " Une entreprise ne fonctionne pas comme un particulier. Ces aides abondent votre résultat. Et par conséquent, l'impôt comme les cotisations sociales sont calculés dessus. On va arriver à redonner 70 % de ce qu'on nous a versé ", se désole le producteur.

Lire aussi : La Cidrerie de Claids se dévoile au public

50 % des ventes au magasin

Malgré ces périodes difficiles, Alain Dauget veut continuer à produire du Cotentin pour ses clients. " On vend 50 % de nos produits à notre magasin. C'est une belle récompense ", confie-t-il. Des clients qui ne se trompent pas en achetant notamment le jus de pommes, médaillé d'or au concours des cidres de Normandie en 2023 ou encore l'argent en 2024 pour le cidre extra-brut AOP Cotentin. À noter que le pommeau est labellisé Manche Terroirs. Pour le 80e anniversaire du Débarquement, le cidre Brut du Cotentin s'était paré d'une nouvelle étiquette. Et d'ores et déjà, Alain Dauget prévoit repartir au Salon international de l'agriculture à Paris fin février 2025. Le rendez-vous est dans sa tête.

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