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Pédagogie
L'épicerie du lycée Leclerc d'Alençon souffle ses 10 bougies

Au lycée Leclerc d'Alençon, les élèves s'activent dans l'épicerie de l'établissement, comme chaque vendredi. Remplie de denrées locales depuis sa création, la boutique fête aujourd'hui ses 10 ans.

Kimberley, Bryan, Lenny et Melda ne chôment pas. A la caisse, auprès des clients ou en rayon, les quatre compères, en CAP équipier polyvalent du commerce, se démènent pour servir au mieux leurs visiteurs à l'occasion du dixième anniversaire de la boutique du lycée Leclerc, à Alençon dans l'Orne, vendredi 19 janvier 2024.
Les étals, sont remplis de produits locaux, à 80 % venant de l'Orne, le reste du Calvados de
la Manche et de la Mayenne.

Par les élèves et pour les élèves

Chaque vendredi, deux classes se relaient toutes les deux heures. L'épicerie a commencé à travailler avec une dizaine de producteurs à ses débuts, à l'initiative de Marie Lair pour "professionnaliser les élèves". Elle travaille aujourd'hui avec une soixantaine de producteurs. "C'est un commerce qui marche bien et qui attire élèves, personnel du lycée et résidents du quartier. » En 2023, l'épicerie a connu une fréquentation moyenne d'environ 80 personnes chaque vendredi. Soit 2300 clients à l'année.

Lire aussi : La Normandie dans l’assiette des élèves

Un prix

"Nous ne faisons pas de grandes marges, les prix sont environ quelques centimes à peine au-dessus du prix d'achat", précise Marie Lair. Les bénéfices servent à racheter du matériel pour l'épicerie, allant des meubles pour présenter les produits, des objets de décorations, allant jusqu'aux indispensables, comme une caisse enregistreuse ou un terminal de paiement pour les cartes bleues. 

Lire aussi : [EN IMAGES]« Je marche dans les pas de ma maman »

Mise en pratique

L'épicerie est avant tout un outil pédagogique. Elle permet aux élèves de mettre en pratique leurs connaissances théoriques du commerce, en dehors de leurs trois semaines de stage annuelles. Pour Lenny, élève en deuxième année de CAP, l'épicerie est un vrai plus : " je peux travailler à la caisse, gérer les achats et être au contact de vrais clients." "Les mettre en conditions  réelles de travail, les poussent à développer leurs capacités, se réjouit-elle, ils finissent par gagner en autonomie et notre objectif, c'est qu'ils soient employables à la sortie du CAP", indique Marie Lair.

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