Aller au contenu principal

Familles de paysans, 100 ans d'histoire
L'histoire de la famille Feugère racontée par Karine Le Marchand

Six familles d'agriculteurs ont participé au documentaire Famille de paysans, 100 ans d'histoire, co-produit par Karine Le Marchand. Il sera diffusé le 27 novembre 2023 sur M6 avec la participation d'une céréalière de l'Eure, Angélique Feugère. 

Dans la cour intérieure de la ferme des Feugère, dans l'Eure, un vieux Percheron de 1950 s'anime sous les caméras. Le moteur semi-diesel à allumage par boule chaude se met en route. L'histoire familiale est lancée. Retour dans les années 50, alors que les ancêtres d'Angélique Feugère, céréalière, se familiarisent avec cet engin. "C'est une révolution ! Ça leur a changé la vie", commente-t-elle face aux caméras de la chaîne M6. Six familles d'agriculteurs ont participé au documentaire Famille de paysans, 100 ans d'histoire présenté à la presse, lundi 6 novembre, entre les murs du ministère de l'Agriculture à Paris. Karine Le Marchand, incontournable présentatrice de l'émission L'Amour est dans le pré, y retrace l'histoire de l'agriculture française à travers six témoignages de familles de fermiers "qui se battent chaque jour pour exercer ce métier", souligne-t-elle aux journalistes présents dans la salle Sully.

Lire aussi : Production cidricole : Valentin Ernoult est tombé dans les pommes

Des traitements "providentiels"

Dans cette épopée agricole française, place aux Normands et à leur histoire. Les Feugère sont exploitants depuis quatre générations, près du Neubourg. Sur 150 ha, ils produisent des céréales en conventionnel. L'occasion pour la chaîne de remettre la main sur des images d'archives d'époque pour la sortie des désherbants " providentiels. C'était extraordinaire, on a augmenté nos revenus ", s'accordent à dire certains céréaliers. Lorsque Angélique reprend la ferme (elle est associée avec son frère Samuel), pas question de poursuivre dans ce schéma conventionnel. "J'ai réalisé ma conversion en bio qui est dans mes valeurs ", martèle l'exploitante, accompagnée à l'écran de sa fille Louise, 13 ans. Les céréales, le quinoa, les lentilles… partent chez Biocer et le lin, à la coopérative du Neubourg.

Lire aussi : Témoignage d'un éleveur : "J’ai encore douze ans à faire et je suis amer"

Des sacrifices

Reprendre la ferme à la suite de ses parents était une évidence. " Je voulais poursuivre le travail de mes aïeux, le mettre en valeur. Et puis l'image de la femme de l'exploitant, aux fourneaux, c'est fini. " Ce fut tout de même une décision familiale. " Si cela avait été une exploitation laitière, nous ne l'aurions pas reprise, précisent Angélique et son époux. Le métier d'agriculteur est fait de sacrifices, peu importe le secteur. Mais l'élevage est encore plus contraignant. " Un milieu que Karine Le Marchand souhaite mettre à l'honneur, en retraçant des parcours de vie. Des femmes et des hommes qui se lèvent chaque jour pour nourrir la population. Des femmes d'exploitants, mariées jeunes, qui n'ont pas choisi leur vie. Des fermes qui essaient de tenir, mais à quel prix ? Des éleveurs bovins, accablés de dettes, passionnés malgré tout. Pas de pathos, seulement une réalité. Famille de paysans, 100 ans d'histoire, diffusion prévue le 27 novembre, sur M6.

Lire aussi : Aviculture : Baptiste Dapremont, fondu de volailles d’ornements

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Le méteil implanté cet automne pourra être récolté en ensilage en mai.
Sécheresse : miser sur les prairies sous couvert
Alors que les fourrages manquent, le semis de prairie sous couvert de méteil est encore possible. Mais il la remise des bêtes au…
Dans l'Orne, en 2024, la Ferme des chèvres brasseuses a inauguré son investissement de 600 000 euros pour changer d'échelle.
Les bières locales dans le creux de la vague en Normandie
Au Fêno, parmi les nouveautés, un bar à bières rassemblera 17 brasseries artisanales de Normandie. La filière ne connait plus la…
"Il faut s'adapter aux aléas climatiques", clame Samuel Courvallet, exploitant et maire de la commune de Pierrefitte-en-Cinglais. Il a engagé un projet de retenue collinaire, mais le stockage des eaux hivernales divise en local.
"Je trouvais utile de récupérer cette eau, plutôt qu'elle aille à la mer" : dans le Calvados, il crée une retenue collinaire
En Suisse Normande, à Pierrefitte-en-Cinglais, Samuel Courvallet aménage une retenue d'eau collinaire. L'arboriculteur voit dans…
La série 7 du robot Agbot (marque AgXeed) peut être équipée d'un outil allant jusqu'à 18 m avec ses 230 ch. L'autonomie court jusqu'à 24 heures.
La Cuma de Sassy teste le robot AgBot
La Fédération des Cuma Normandie Ouest, en partenariat avec la Cuma de Sassy, a proposé une démonstration du robot autonome…
Le cochon de Bayeux et ses copains des autres races patrimoniales normandes sera au Fêno tout le week-end à Caen
Fêno à Caen : le meilleur de la Normandie à dévorer ce week-end
Du 16 au 18 octobre 2026, le Festival de la Normandie revient au Parc des expositions de Caen avec 420 exposants. Entre…
"Le seul dossier que je veux bien continuer de regarder, c'est la RN 12, car le sud de l'Eure et l'Orne ", dit Hervé Morin
"L'investissement sur les routes, c'est terminé"
La Région Normandie prépare son budget 2027. Les ressources diminuent et l'investissement plafonnera à 550 millions d'euros. Il y…
Publicité