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Niveau de l'eau & sécheresse 2026
Restriction des usages de l'eau : l'alerte renforcée est activée dans le Calvados

Le département est en vigilance sécheresse depuis le 17 juin 2026. La Préfecture du Calvados a communiqué une alerte renforcée avec de nouvelles mesures, dont l'absence d'irrigation par aspersion des cultures entre 9 heures et 20 heures.

Dans le Calvados, les prélèvements pour l'irrigation concernent majoritairement les productions de légumes de plein champ (dont pomme de terre) et le maraîchage, d'après les Chambres d'agriculture.
Dans le Calvados, les prélèvements pour l'irrigation concernent majoritairement les productions de légumes de plein champ (dont pomme de terre) et le maraîchage, d'après les Chambres d'agriculture.
© MAC - Réussir SA - V. Marmuse / CAIA

Depuis le déclenchement de la vigilance sécheresse le mois dernier, "les conditions hydro-météorologiques sont devenues extrêmes et ont conduit à une dégradation de la situation impactant durement la ressource en eau tant superficielle que souterraine", évoque la Préfecture du Calvados dans un communiqué datant du 20 juillet 2026.

Suite aux conclusions établies par le Comité ressource en eau réuni le jeudi 16 juillet 2026, le préfet a décidé de placer en alerte renforcée les secteurs du Bessin, Orne Moyenne, Orne Aval et Virois. Le reste du département, secteurs Dives Amont, Dives Aval et Touques, est placé en alerte.

Lire aussi : Le Calvados placé en vigilance sécheresse : "La situation est encore plus sévère et plus précoce qu'en 2022"

"Le principal problème concerne plutôt les secteurs amont. Il y a aussi la question des barrages. Certains sont dans une situation plus délicate", commente quant à lui, Jean-François Vermes, président du Syndicat des irrigants du Calvados et agriculteur installé à Rots.

Des impacts conséquents

"Le débit de l'ensemble des cours d'eau du Calvados suivis dans le cadre du dispositif sécheresse est toujours inférieur à la normale, explique la Préfecture. Le débit de la Seulles amont et de la Souleuvre vient de passer sous le seuil de crise. La Touques est proche de l'alerte renforcée. Le débit des autres cours d'eau connaît des aggravations continues."

Une pluviométrie conséquente n'étant pas annoncée ces prochains jours, la situation préoccupe. "La production d'eau potable à partir des eaux superficielles devient difficile dans certains secteurs, sans impacter les écosystèmes et les autres usages", relate-t-elle, avant d'avertir : "Seules des précipitations significatives dans les prochaines semaines pourront éviter une aggravation risquant d'entraver les activités de nombreuses filières économiques."

Lire aussi : Après la canicule, la ressource en eau va-t-elle résister ? 

Adaptations & irrigation

Concernant les usages agroalimentaires et agricoles, la Préfecture demande la réduction des prélèvements en eau d'au moins 10 % par rapport à un volume de référence par les ICPE industrielles (Installations Classées pour la Protection de l'Environnement).

L'interdiction de l'irrigation par aspersion des cultures entre 9 heures et 20 heures, l'interdiction de l'arrosage des hippodromes entre 9 heures et 20 heures, ainsi que l'interdiction de l'arrosage des pelouses, espaces verts et jardins publics. "L'ensemble des usagers de l'eau doit réaliser des efforts de sobriété, afin de maintenir le service public de distribution d'eau", commente la Préfecture.

"Des efforts de sobriété attendus."

"On compte plus de 100 irrigants sur le département, principalement localisés en plaine de Caen", situe Valérie Patoux, conseillère en productions légumières/ pommes de terre des Chambres d'agriculture. Selon la pluviométrie annuelle, le nombre d'irrigants actifs évolue. "Il y a des irrigants qui ont un usage occasionnel", reconnaît-elle.

Les prélèvements pour l'irrigation concernent les productions de légumes de plein champ (dont pommes de terre), maraîchage, grandes cultures, fourrages, vergers (fruits de table), pépinière et horticulture, d'après la Chambre. "L'interdiction d'irriguer l'après-midi ne change pas grand-chose pour beaucoup d'irrigants : nombreux sont ceux qui n'irriguent déjà pas à ce moment-là", admet Jean-François Vermes.

Lire aussi : Canicule : "Je me pose des questions sur l'irrigation"

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