Changement climatique
La Normandie à la conquête de la volaille normande
Face au changement climatique, à la hausse de la consommation et au poids des importations, la Région mise sur le développement de nouveaux élevages avicoles pour diversifier les exploitations et renforcer la souveraineté alimentaire. Elle vise la création de 50 poulaillers par an dans les cinq prochaines années.
Face au changement climatique, à la hausse de la consommation et au poids des importations, la Région mise sur le développement de nouveaux élevages avicoles pour diversifier les exploitations et renforcer la souveraineté alimentaire. Elle vise la création de 50 poulaillers par an dans les cinq prochaines années.
La filière avicole semble être la nouvelle coqueluche de la Région Normandie. Lors d'une table ronde organisée sur l'exploitation avicole de Marius Voeltzel, installé avec sa mère et son frère aux Thilliers-en-Vexin, dans l'Eure, les acteurs de l'amont et de l'aval de la filière ont présenté les atouts de développer un atelier volailles sur le territoire normand. "Pour s'adapter face au changement climatique, il faut se diversifier, introduit Hervé Morin, président de la Région. Dans trente ans, nous estimons qu'il y aura 50 jours de canicule par an en Normandie. L'Eure et l'Orne, qui sont les territoires les plus continentaux, seront les plus touchés. Par exemple, à Évreux, il fera plus de 50 °C entre cinq et huit jours par an. Il est essentiel pour les fermes qui ne produisent que des céréales de penser à se diversifier pour survivre."