Aller au contenu principal

Le Cotentin fait partie des 25 races patrimoniales normandes à développer
Le mouton Cotentin fête ses 100 ans en 2025

Le Cotentin, race herbagère incontournable du département de La Manche, fête ses 100 ans de reconnaissance en 2025. Les éleveurs se sont réunis pour définir un programme d'animation et de promotion de la terrasse sous la présidence de Samuel Binet.

Le 1er juin 2024, une dizaine d'éleveurs étaient réunis dans les locaux de la Fédération départementale de la chasse de la Manche, autour du président de la section Cotentin au sein de l'organisme de sélection, Samuel Binet, dans l'objectif de recueillir les différentes idées pour marquer le centenaire de la race Cotentin. En effet, le livre généalogique est ouvert depuis 1925. L'année prochaine est donc l'année de la mise en valeur de cette race, aux effectifs plutôt réduits, autour de 100 brebis inscrites au sein de l'Oscar. Il fait partie des 59 races reconnues au sein de Race de France et des 25 races patrimoniales normandes à développer.

Lire aussi : Au Salon de l'agriculture : Trois races ovines emblématiques de la Manche en concours

Un nouvel élan

La réflexion collective menée au début du mois doit conduire à donner un nouvel élan au Cotentin et préserver cette race aux qualités réelles : c'est une race herbagère, adaptée au territoire, exploitée plutôt en petite troupe, avec une prolificité de 1,8, un caractère familier, une bonne croissance... "C'est un mouton qui ne laisse pas indifférent", concèdent les éleveurs. Le fait d'atteindre des carcasses assez grosses est vu comme un des défauts. "Mais tout dépend du débouché", tempèrent certains éleveurs.

Lire aussi : Lessay – Concours spécial d’Oscar : Etre fiers des trois races ovines

Vers un centre d'élevage à Saint-Romphaire

Pour développer la race, le groupe d'éleveurs s'est dit favorable à la mise en place d'un centre d'élevage au siège de la Fédération de la chasse, plutôt en voie mâle. "Il y a tout à construire", reconnaît Samuel Binet. Mais ce coin de verdure permettra de développer la génétique du Cotentin.

Pour mieux mesurer la présence du mouton Cotentin dans la région, certains suggèrent de se rendre sur les marchés ou les foires agricoles pour échanger avec les éleveurs et recenser les animaux. Ils préconisent également une porte ouverte chez un éleveur pour montrer le Cotentin dans son environnement.

Lire aussi : Les trois races ovines passent du champ à l’assiette

Montebourg, berceau de la race

Si la Hague reste le berceau du Roussin, Avranches celui de l'Avranchin, le Cotentin prend naissance à Montebourg. "Montebourg est la ville désignée comme étant celle qui porte la naissance de la race", souligne Samuel Binet. Nul doute qu'en août 2025, la race sera à l'honneur dans cette ville de 2 000 habitants.

Elle pourrait l'être à nouveau au lycée hôtelier Marland de Granville. Cet établissement avait, à deux reprises, organisé une journée de dégustation des 3 races de moutons normands. Une belle journée qui avait permis au chef étoilé, Philippe Hardy du restaurant étoilé le Mascaret à Blainville-sur-Mer, de préférer le Cotentin. "C'est un bon avocat de la race", sourit le président d'Oscar. "Un parrain", ajoutent d'autres éleveurs.

Un stand spécifique

Toujours dans l'idée de promouvoir la race, l'équipe d'éleveurs prévoit la réalisation d'un stand spécifique "100 ans du Cotentin", ambulant, qui pourra s'installer sur toutes les manifestations où le mouton Cotentin sera présent. Il comprendra une tonnelle, des banderoles ou encore un photocall.

Lire aussi : Ovinpiades : Deux Normands se classent 11e et 19e

Retranscrire l'histoire dans un livret

Parmi les idées émises lors de la journée collective, celle de réaliser un livret a été retenue. Elle permettra aux éleveurs passionnés de la race de faire la promotion du Cotentin en retranscrivant l'histoire à partir de moments clés. Les éleveurs sont prêts à se livrer dans l'intérêt de la sauvegarde du Cotentin.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Le méteil implanté cet automne pourra être récolté en ensilage en mai.
Sécheresse : miser sur les prairies sous couvert
Alors que les fourrages manquent, le semis de prairie sous couvert de méteil est encore possible. Mais il la remise des bêtes au…
Dans l'Orne, en 2024, la Ferme des chèvres brasseuses a inauguré son investissement de 600 000 euros pour changer d'échelle.
Les bières locales dans le creux de la vague en Normandie
Au Fêno, parmi les nouveautés, un bar à bières rassemblera 17 brasseries artisanales de Normandie. La filière ne connait plus la…
La série 7 du robot Agbot (marque AgXeed) peut être équipée d'un outil allant jusqu'à 18 m avec ses 230 ch. L'autonomie court jusqu'à 24 heures.
La Cuma de Sassy teste le robot AgBot
La Fédération des Cuma Normandie Ouest, en partenariat avec la Cuma de Sassy, a proposé une démonstration du robot autonome…
Fin septembre, une étape importante a été franchie : "Les deux conseils d'administration ont approuvé le projet de traité de fusion 
Fusion Agrial-Terrena : on entre dans la dernière ligne droite
Après un an de travail, le projet de traité de fusion d'Agrial et de Terrena a été validé par les deux conseils d'administration.
Le cochon de Bayeux et ses copains des autres races patrimoniales normandes sera au Fêno tout le week-end à Caen
Fêno à Caen : le meilleur de la Normandie à dévorer ce week-end
Du 16 au 18 octobre 2026, le Festival de la Normandie revient au Parc des expositions de Caen avec 420 exposants. Entre…
"Le seul dossier que je veux bien continuer de regarder, c'est la RN 12, car le sud de l'Eure et l'Orne ", dit Hervé Morin
"L'investissement sur les routes, c'est terminé"
La Région Normandie prépare son budget 2027. Les ressources diminuent et l'investissement plafonnera à 550 millions d'euros. Il y…
Publicité