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Lin
Une journée basée sur les essais

Les établissements Vandecandelaere ont accueilli les liniculteurs le temps d'une journée. Le but : conseiller et informer. Essais variétales, matériel de récolte, fongicide et atelier sur la situation des marchés étaient au programme.

Le champ d'essai : un outil pédagogique pour les Établissements Vandecaendelaere. Après une récolte 2005 exceptionnelle, 
2006 sera l'année du retour à la normale.
Le champ d'essai : un outil pédagogique pour les Établissements Vandecaendelaere. Après une récolte 2005 exceptionnelle,
2006 sera l'année du retour à la normale.
© V.M.
La journée lin a réuni 150 agriculteurs le 22 juin dernier. Par l'intermédiaire d'essais variétales, les Établissements Vandecandelaere/Depestel espèrent couvrir de A à Z les conseils nécessaires aux liniculteurs. La journée permet de ne pas rééditer les erreurs du passé, mais aussi de préparer l'avenir. "Nous testons les nouvelles variétés. Il est très important de connaître leur comportement sur plusieurs années" indique Claude Vandecandelaere. Parmi ces nouvelles plantes, certaines confirment leur potentiel. Elles s'appellent Alizée, Mélina, Drakkar, Sofie ou Bonita. "Nous transmettons un message de pérennité, c'est très important de tester et de montrer notre collaboration avec l'institut technique du lin et la Chambre d'agriculture du Calvados. Dans le champ d'essai, les nouvelles variétés se comportent aussi bien voire mieux que les traditionnels Hermès ou Marylin" témoigne Claude Vandecandelaere. Du semis jusqu'au rouissage, les variétés sont étudiées. A surfaces égales, qualité et productivité sont ainsi déterminées. "Notre groupe bénéficie également d'un outil de peignage de lin. Nous poussons les analyses. Nos tests sont aboutis. Aujourd'hui, nous préconisons toujours Hermès et Marylin. Cependant, selon la situation des agriculteurs, certains changeront de variétés plus rapidement que d'autres". Rappel des fondamentaux Autre thème abordé : l'atelier régulation fongicide. "Un atelier classique et néanmoins important" selon Claude Vandecandelaere. Objectifs : étudier les stades d'application et les doses. Les responsables du teillage ont invité les liniculteurs à bien vérifier la pousse de la plante. "En cas de forte croissance, il faut pouvoir intervenir". Réguler la croissance, c'est aussi maîtriser son revenu. "L'utilisation des régulateurs fongicides n'est pas une démarche anodine. Les liniculteurs ne doivent pas hésiter à se rapprocher des conseillers et techniciens". Les intervenants de cette journée ont également abordé la gestion de la récolte. "Nous constatons énormément de défauts au déroulage des balles". Ficelle bien au milieu de la balle, réglage du pick-up, prévoir un taux d'épaississement entre 5 et 10 centimètres constituent toujours les principaux conseils des experts du teillage. L'occasion de rappeler que "les agriculteurs peuvent perdre énormément d'argent avec des opérations de récoltes mal exécutées". "Jamais autant produit, jamais autant vendu !" Le lin teillé atteint 1,39 euros le kg en moyenne en France. Un tassement des prix expliqué en partie par une forte progression des stocks. Les tarifs sont conditionnés par l'évolution du dollar. "80 % de la production est exporté en Chine dans une zone dollar. Le lin est toujours acheté le même prix, mais comme le dollar s'affaiblit face à l'euro..." détaille Claude Vandecandelaere. En 2005, les bonnes récoltes ont compensé la faiblesse du prix. "Je suis confiant pour le lin de qualité et homogène. La mode est au naturel". V.M.
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